rencontre sexe
Il respirait. Incapable de s'assoupir, revigorée par la rencontre de leurs corps, prête à recommencer, elle était encore sous l'influence de l'endorphine libérée lors de l'orgasme. Le plus fulgurant qu'elle n'avait jamais vécue. Elle l'écoutait respirer alors qu'il dormait, craignant qu'il n'arrête et de se réveiller auprès d'un cadavre. Cet homme, qui dormait à côté d'elle et qui pouvait presque être son grand-père, avait su l'aimer comme jamais elle n'aurait cru cela possible.
Chargé de cours au cégep où elle étudiait en technique policière, Noémie n'avait réellement connu Marc-André que ce soir, à la fête de fin d'année lors de laquelle elle avait pu converser avec lui et se délecter de la grande culture et du sens de l'humour décapant de cet homme de presque soixante ans. Noémie le croyait quinze ans plus jeune et fut surprise d'apprendre son âge. Elle s'était laissée charmer par son discours, attendrir par son humour et étourdir par ses yeux vifs bleus aciers qui, chaque fois qu'ils se posaient sur elle, lui faisaient l'effet de la plus douce des caresses. Il était beau. Ses cheveux et sa courte barbe poivre et sel encadraient son visage anguleux et robuste. Maintenant retraité, il avait servi dans les forces de l'ordre pendant trente ans, entre autre comme artificier et négociateur dans l'escouade d'intervention spécialisée. Maintenant, plus pour le plaisir de partager son expérience avec les jeunes que par besoin d'argent, il enseignait la théorie de négociation. Passionné par son métier, riche de son expérience, habile communicateur, cela faisait de lui un professeur très apprécié de ses élèves. En plus, il avait un corps ferme et sculptural que toutes les filles du campus admiraient.
Elle voyait bien qu'elle ne le laissait pas indifférent et elle acceptait les contacts physiques qu'il sollicitait. D'abord de simples touchers qu'on aurait pu prendre pour accidentels, ils s'étaient subtilement transformés en franches marques de tendresse. Invitée à danser un slow, elle s'était retrouvée dans les bras de cet homme immense au corps de roc, du haut de ses six pieds et deux pouces et de ses deux cent quatre-vingt livres. Elle, si petite de ses cinq pieds et deux pouces et de ses cent vingt livres, avait déposé sa tête sur la poitrine de cet homme et écouté son cœur qui battait vite et fort comme celui d'un gamin qui va commettre un mauvais coup.
Blottie contre lui, leurs corps bercés au rythme de la balade que jouait l'orchestre, elle s'était abandonnée, devenue sienne, lorsqu'il l'avait tendrement embrassée dans le cou et qu'au même moment les grosses mains de cet homme robuste montaient le long de ses flancs. Effleurant au passage le galbe de ses seins, elles lui procurèrent une vague de plaisir qui les fit se dresser et qui fit se liquéfier son ventre en un torrent de désirs. Puis les mains enveloppèrent sa tête, la fit pivoter et, le regard plongé dans le sien, leurs lèvres se touchèrent. Les yeux fermés, leurs langues entreprirent un ballet diabolique qui les mit tous les deux dans un état de transe tel qu'ils n'entendirent pas la musique changer de rythme, ce qui fit qu'on les remarqua. Lorsqu'ils émergèrent de leur abandon rouvrant les yeux, pantelants par la violence du coup de foudre qui les réunissait, à bout de souffle et le cerveau engourdi, fusèrent sur eux les regards réprobateurs de cette foule, qui visiblement n'approuvait pas une telle rencontre entre un maître et son élève.
Écoutant la respiration de l'homme responsable de tout cela, Noémie se rappela les ébats qui l'avaient mise dans cet état extatique. Peut-être avait-elle été trop exigeante envers cet amant vieillissant. Il s'était endormi épuisé et à bout de souffle. L'homme n'en pouvant plus, il lui avait demandé d'arrêter. Mais elle, son être en réclamait encore plus. Elle commença à caresser son corps de jeune femme d'à peine dix-huit ans. Ce corps mince, ferme et musclé, sculpté par tous les efforts de conditionnement physique qu'elle déployait afin de pouvoir accéder à l'emploi de policière dont elle rêvait déjà lorsqu'elle était toute petite. Il y avait, somme toute, pas si longtemps que cela.
Courroucés par les regards réprobateurs de leurs collègues respectifs, elle et Marc-André quittèrent les lieux. Ils entreprirent une marche qui les mena rapidement sur le boulevard, tout en discutant de leur délit sensuel et de la culpabilité qu'ils en ressentaient. Ils se dirent sans conviction qu'il ne fallait pas qu'ils aillent plus loin, ni qu'ils se revoient. Passant devant un motel, elle lui dit qu'elle devait aller aux toilettes et lui demanda de l'attendre dehors. Elle en ressortit avec une clé.
La clé de cette chambre où maintenant elle écoutait ce souffle, celui de l'homme avec qui elle avait consumé cet insoutenable désir qui brûlait ses entrailles et dont les braises étaient toujours brûlantes. Elle caressa un moment ses petits seins fermes, dont les côtés, l'auréole du mamelon et la tétine dressée étaient hypersensibles. Ses touchers attisèrent immédiatement le feu qui consumait le bas de son corps et sa main se porta à son sexe humide dont les lèvres étaient épaissies et rougies par leurs ébats antérieurs. Se remémorant les caresses de Marc-André, elle commença à faire rouler son clitoris entre ses doigts et, en tirant sur sa tige, elle en fit émerger le gland qu'elle commença à effleurer de son doigt mouillé de son nectar de femme.
Aussitôt entrés dans la chambre, ils se sautèrent dans les bras. Haletants, s'embrassant fougueusement en se déshabillant l'un l'autre, ils partirent à la découverte de l'univers sensuel du corps de l'autre. Découvrant le pénis de l'homme, elle commença à le caresser de ses mains. Il était flasque, mais proportionnel à la taille de l'homme. Énorme à ses yeux à elle. De sa langue elle en taquina le gland. Elle le prit entre ses lèvres et l'aspira doucement dans sa bouche, lui appliquant un mouvement de va-et-vient qui ne tarda pas à faire monter l'organe en une belle érection. Elle se demanda si cela allait lui faire mal.
Marc-André se dégageant de sa jeune amante, il l'embrassa passionnément. Elle s'abandonnait à sa bouche et à ses caresses de plus en plus intimes et osées. Jamais elle n'avait été embrassée comme ça. Son désir était tel que son vagin mouillait. Elle ne s'était jamais sentie aussi prête à recevoir son amant. Les mains de l'homme batifolaient tantôt sur ses seins, tantôt sur son ventre, tantôt sur ses fesses. Sa bouche et sa langue exploraient son cou, ses aisselles, le pli de ses coudes, le côté de ses seins et ses mamelons puis son nombril. C'était délicieux. Il ne touchait pas à son sexe et ça la rendait folle de désirs. Elle ne pouvait réprimer le balancement de son bassin. Son sexe palpitait, avide des caresses de l'homme. Quand il y mit enfin sa bouche et que sa langue entreprit son travail, elle jouit. Une première fois. C'était donc vrai. Elle aurait dû attendre un homme d'expérience comme lui pour donner sa virginité au lieu de s'abandonner à ce jeune boutonneux à l'âge de quinze ans. Il l'avait pénétrée à sec et il était venu en moins de deux la laissant meurtrie, humiliée et honteuse.
Quand l'homme la pénétra, elle sentit son ventre envahi de l'organe le plus gros qu'elle n'avait jamais eu en elle et ça la mit dans un état d'excitation tel qu'elle sentait s'échapper son nectar de femme qui lui coulait entre les fesses. Elle fut surprise de ne pas avoir mal et de sentir l'homme glisser aussi facilement jusqu'au fond de son vagin, son gland comprimant le col de son utérus ce qui lui fit échapper un gémissement de plaisir. Elle était femme. Elle s'abandonnait sans réserve à son plaisir et à ces sensations que son amant lui procurait et qui lui étaient inconnues jusqu'à maintenant.
S'efforçant de ne pas réveiller Marc-André qui dormait à côté d'elle, elle essayait d'être silencieuse malgré cette envie de gémir. Le plaisir montait en elle sous l'effet de ses pensées et du travail habile de ses doigts sur son clitoris. Elle se rappelait la sensation du pénis de son amant qui la remplissait. Quand il avait commencé à bouger en elle, Noémie avait sentit son excitation atteindre un paroxysme. Le rythme du va-et-vient de l'homme modulait sa jouissance et la maintenait au bord de l'orgasme. Elle craignait qu'il l'atteigne avant elle, comme trop des quelques amants qu'elle avait eus jusqu'à maintenant. Mais non. Il n'était pas pressé et savait gérer son excitation afin de pouvoir tenir plus longtemps, au grand plaisir de sa belle, dont le ventre et le sexe se contractaient. Son bassin allait au-devant de l'homme qui la pénétrait profondément. Elle sentait cette chaleur monter en elle. Sa respiration s'accélérait et quand elle la retenait, elle sentait son corps se raidir, sa jouissance augmenter et elle s'entendait gémir comme elle ne l'avait jamais fait. Elle n'était pas froide.
Marc-André exprimait son plaisir en grognant et en lui chuchotant des mots d'amour à l'oreille tout en gémissant. Elle se laissait bercer par ces mots. Puis il l'embrassa passionnément et augmenta la cadence, la pénétrant plus violemment. Son excitation atteint son comble. Elle sentit son corps se cabrer et sa jouissance déferla en un orgasme long et fort pendant que son amant continuait à la malmener. Une vague de chaleur l'envahissait. Son corps entier se convulsait en de nombreuses vagues de contractions qui partaient de son bassin et qui se diffusaient dans tout son corps. Ses poumons se vidèrent dans un long râle saccadé. Elle essaya d'articuler " Mon Dieu oui c'est ça faire l'amour " mais aucun son ne sortit de sa bouche. Les contractions de son corps se firent plus sourdes et profondes mais diminuèrent d'intensité. Elle se sentait dans un état de béatitude quand une autre vague de plaisir la submergea alors que son amant continuait d'accélérer le rythme. Quand elle sentit l'homme se contracter à son tour et grogner pendant qu'il éjaculait, elle sentit la force du jet qui envahissait le condom et les pulsations du pénis de Marc-André. Un nouvel orgasme, encore plus fort que le précédent, l'emporta. Quand elle reprit ses esprits elle sanglotait. C'était plus fort qu'elle, elle ne savait pas trop pourquoi elle sanglotait, le souffle coupé et son corps se convulsait dans les bras de son amant, qui tentait de la calmer en la caressant et en lui parlant doucement, tendrement. Elle pleurait sa vie d'adolescente qui venait de s'envoler. Elle connaissait maintenant l'ultime plaisir. Elle se calma finalement, après de longues minutes lors desquelles ils parlèrent en se caressant tendrement. Elle se sentait femme et belle. Quand elle eut envie de recommencer, Marc-André la fit jouir de sa langue et de ses mains mais il abdiqua, épuisé.
Noémie serra les dents pour ne pas gémir. Ses doigts avaient fait leur œuvre et elle jouissait. Elle se cabra un instant et sentit de douces contractions fuser en elle. Un orgasme sourd, lent et paresseux. Bien loin de ce qu'elle venait de connaître avec Marc-André. Un orgasme qui la laissait déçue et frustrée. Elle désirait connaître encore cette extase qui l'avait tant bouleversée. Son homme dormait maintenant depuis plus de deux heures. Elle se glissa sous les draps, pris le pénis de son amant dans sa bouche et entreprit de le réveiller sensuellement. Elle en léchait le gland et le suçait, le prenant entièrement dans sa bouche en le massant avec sa langue et en le masturbant tendrement de sa main. Après quelques minutes, malgré son habile travail, rien ne se passait. Elle s'inquiéta, s'arrêta, tendit l'oreille et écouta. Un frisson lui parcourut la colonne vertébrale et dans un sursaut d'effroi elle rejeta le pénis de l'homme, qu'elle avait encore dans sa bouche. Elle ne l'entendait plus respirer.
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