Qui n’a jamais rêvé d’être invisible.
Moi, ce rêve je l’ai réalisé, un jour
presque par hasard. Comment me direz-vous ? Je ne sais plus, vous
répondrai-je, j’ai égaré la « potion
magique » et mes carnets ont été rendu
illisible en raison d’une incendie. Mais alors à quoi sert
un rêve qui une
fois réalisé se perd ? Tout ce travail de recherche pour
des prunes ? Pas
vraiment non car un peu comme Obélix les effets de ma potion
agissaient en
permanence sur moi et me permettait même de me rendre invisible
à ma guise.
Au début du moins, jusqu’à que les effets deviennent
permanents. Ainsi ont
commencer :
Les aventures érotiques
d’un homme invisible
Jacques House, un ami policier, m’aida à
trouver un métier où mes talents
allait pouvoir éclorent : je me retrouvai bien vite engagé
au sein des
services secrets qui préféraient me compter dans leur
rang que contre.
Heureusement la situation ne possédait pas que des inconvénients
et je
m’amusai parfois à jouer les voyeurs dans les cabines d’essayage
des filles
ou à pénétrer le secret des confessionnaux à
écouter toutes les horreurs qui
s’accouchaient à l’oreille des curés. Un jour
je croisais Mireille, la fille
du gouverneur. Elle était jolie Mireille, avec de jolies formes.
Je me mis
à la suivre jusque dans sa chambre, un peu comme on suit un sentiment
trop
fort et je la regardais se déshabiller, regrettant de ne pouvoir
lui faire
l’amour autrement que du regard. Qui voudrait effet d’un
homme plus vide
qu’une parole et moins porteur que le vent dont il a pourtant
tous les
traits ? J’étais un peu gêné de profiter de
ma situation, mais je trouvais
là les seuls plaisirs que me donnait ce que je devais bien convenir
être
moins une bénédiction que l’inverse. J’étais
infirme de moi-même. A cette
époque la ville était secouée par des attentats
à la bombe et des meurtres à
la chaîne. Mireille ayant été menacée, il
me restait tout naturellement à
la protéger. Le suspect numéro un s’appelait «
La femme sans trait », une
terroriste notoire qui avait sévit longtemps en Russie et en
Italie mais
dont ont avait perdu la trace. On ne possédait d’elle qu’une
photo récente
relativement de mauvaise qualité mais qui laissait entrevoir
une jolie femme
avoisinant la trentaine et dont le visage n’était pas apparent.
Certaines
rumeurs lui associaient un masque de métal au visage. Avait-elle
été
défigurée lors de la pose d’une bombe ou sa beauté,
si extrême,
l’obligeait-elle à préserver son incognito ? Sa
réputation de sans cœur la
précédait partout où on la croyait présente
et elle demeurait pour tous
plutôt une icône du malheur qu’un être véritable.
Et pourtant elle existait
bel et bien et de la plus bruyante des façons. Ou était-elle
présente, là
était la question ? Elle pouvait la vendeuse du supermarché
ou encore miss
monde à la télé sans que cela se sache. Chaque
attentat donnait lieu à des
revendications d’indépendances, les bombes étaient
placées pour tuer et
portaient la marque de la terroriste au masque de fer.
Nous étions le 3 novembre quand on sonna à la porte de
Mireille et cela
faisait trois jours que je la coursais gentiment. Je m’étais
assoupi dans
un sommeil fait de beaux rêves et de chairs légères
et tendres. Le cri de
Mireille me sorti de ma torpeur et je la suivais précipitamment
ainsi que
les deux hommes qui l’avaient prise en otage. Nous arrivâmes
bientôt aux
abords d’une belle maison sise au sommet des falaises. Quand la
porte
s’ouvrit qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir
une femme nue aux
formes généreuses avec un visage métallique : «
la femme sans traits » était
là devant moi, nue et superbe. La légende n’avait
pas failli à ses dires,
jamais femme ne fut plus « bandante ». Elle était
terriblement excitante et
je me demandais la raison qui l’avait fait mettre nue pour nous
attendre.
Je compris bientôt que nous avions affaire à une exhibitionniste
qui aimait
mettre son corps à toutes les sauces et s’abroger tous
les décors. Le rose
prédominait. Elle somma vertement à ses deux hommes de
se retirer. Elle
parla à Mireille qu’elle menaçait ouvertement d’une
arme.
- Combien crois-tu valoir aux yeux de ton père ? Lui lança-t-elle
d’une voix
franche.
- Laissez-moi partir !! Répliqua Mireille, affolée.
Pendant ce temps je m’étais approché de la perfide
jeune femme et commençait
à lui caresser le postérieur qu’elle avait d’ailleurs
fort joli.
- Ces imbéciles ont encore oublié de fermer la porte
! Crut-elle sentant le
froid de ma main sur ses fesses et elle marcha vers cette dernière
qu’elle
découvrit fermée, elle reprit : Il n’y a plus rien
en ville à faire sauter et ces sots
d’indépendantistes n’ont plus d’argent à
fournir pour se payer mes services…
J’ai décidé de me retirer vers d’autres aventures
non sans les quelques
deniers supplémentaires que me donnera votre père pour
vous récupérer.
- Vous osez parlez d’aventure ! Moi je dirais carnage !!
- Peu importe que nous n’ayons pas le même vocabulaire du
moment que j’ai les poches bien remplies…
-Vous venez à l’instant de parler d’un dernier attentat,
de quoi s’agit-il ?
Je vais faire sauter le pont qui marque la frontière entre les
deux états et
relie les deux villes, ce n’est plus qu’une question de
minutes, et si vous
n’êtes pas sage vous participerez du feu d’artifice!
- Mais c’est ignoble?
Elle partit d’un rire satanique.
Dans la pièce voisine, il y avait un téléphone
comme dans toutes les pièces
voisines de tous les bons scénarii et j’appelai rapidement
Jacques pour
qu’il prennent les mesures et condamne l’accès au
pont. Trop tard sans
doute pour désarmer l’engin.

- Cessez !… La terroriste empoignait Mireille dans
le but évident de lui
faire mal.
J’avais été plein d’admiration devant la poigne
de Mireille tout à l’heure
et je ne pouvais pas ne pas intervenir. Comme je n’avais pas pu
empêcher
mon sexe de s’exprimer c’est toute queue dehors que j’arrivais
à la
rescousse de Mireille qui se débattait comme elle pouvait. Mais
alors que je
tentais d’aider Mireille mon sexe rencontra le très beau
fessier de la jeune
terroriste et je ne pus m’empêcher de la pénétrer.
La femme nue se
demandait ce qui lui arrivait et nous en arrivâmes rapidement
à jouir sous
le regard hébété de Mireille qui ne comprenait
que dale. Un homme invisible
et une femme sans visage, à quelle descendance peuvent-il prétendre
? Je
préférais ne pas trop y penser. Mireille s’approcha
et ôta le masque de la
terroriste au moment ou son visage se laissait aller à la jouissance.
Une
jeune femme blonde au traits courtisans apparu alors.
- Mais vous êtes Jacqueline Mitchels, l’ex-star du porno
!!!
- Tu n’aurais jamais du faire ça, tu viens de signer ton
arrêt de mort !
Un visage parle mieux qu’un masque et de manière plus
proche, aussi le
tutoiements fit-il sa réapparition dans la voix de la terroriste
furieuse
d’avoir été démasquée.
Jacqueline empoigna Mireille violemment tout en expliquant qu’elle
devait
son succès en partie grâce à la richesse aimable
de son postérieur au joli
rose, à la grosseur de ses seins ainsi qu’à la beauté
perfide de son visage
qui lui permettait d’exceller aussi bien dans les rôles
d’ingénues perverses
que de tortionnaire machiavélique, on la comparait souvent à
certaines
actrices et le nom qui revenait le plus souvent était celui de
Greta Sacchi
à qui elle ressemblait entres autres physiquement. Mais si l’une
récoltait
les lauriers, l’autre n’avait que les semences : le porno
contrairement au
cinéma officiel payait mal et son rythme de vie n’acceptait
pas la pauvreté.
Son vrai nom était Jacqueline Valdes, Mitchels n’étant
bien entendu qu’un
nom de « scène ». On la connaissait également
sous le patronyme de « La
bombe italienne ». Mais les actrices porno vieillissent difficilement,
30
ans sonne et c’est déjà l’heure de la retraite.
Elle n’avait pu trouver dès
lors qu’un petit emplois de serveuse dans un bar latin où
son excitant
visage, ses cheveux trop blonds pour être honnêtes et ses
formes
appétissantes firent merveilles. Aujourd’hui, presque 6
ans plus tard, elle
se trouve à la tête d’une organisation qui règne
sur la peur…
- Pourquoi me dites-vous tout ça
- Pour que tu ne meures pas idiote, petite imbécile !
C’est ce moment que choisi la police pour arriver
- Eh merde ! S’exclama la jeune femme qui choisi de courir à
sa voiture le
visage dans les mains et abandonnant ses hommes à la prison.
J’avais lu ses intentions et l’avais précédé
dans la voiture. Elle s’y
installa et enfonça son pied nu sur l’accélérateur,
le moteur vrombit
bruyamment et les pneus crissèrent sur sol. Je n’épiloguerais
pas sur
l’étrangeté de voir une femme conduisant sa voiture
dans le plus simple
appareil, mais j’en avais le sexe tout ému. Elle pestait.
Quatre à cinq
voitures de police l’avait prise en chasse. Cette poursuite présentait
les
allures d’un cortège, la vitesse de surcroît.
- AH vous voulez jouer au malin ! Dit-elle subitement et elle prit la
route
qui menait à la frontière. Je compris que si elle passait
cette dernière,
elle se considèrerait comme sauvée mais pour cela il fallait
franchir le
pont avant qu’il n’explose. Oser y poser une roue était
déjà de grande
audace. Quand elle arriva en face de ce dernier, un barrage était
en place
qu’elle força aisément avant de prendre le pont
d’assaut. Jacqueline
s’exclama :
- Il faut que je passe !
Le risque était trop gros pour que je le coure moi aussi, la
bombe allait
exploser d’une seconde à l’autre, peut-être
la suivante. Je décidai de
laisser la jeune terroriste jouer seule à la roulette russe.
Elle ne
s’étonna même pas de ce que la portière s’ouvrit
alors que son pied
enfonçait lourdement l’accélérateur. Je me
jetai sur le sol : aie.
A peine s’était-elle engagée sur le pont que son
engin de mort explosa
déstabilisant les structures au point de détruire l’édifice
mètre par mètre.
Le pont bascula envoyant la voiture de Jacqueline dans le vide. Elle
partit d’un « AAAAAAAAA »qui fut à peine couvert
par le bruit du pont en
partance vers le sol et que je fus sans doute le seul à entendre.
La
voiture s’explosa une centaine de mètre plus bas, accompagnée
de milliers de
petits gravats. La terroriste venait de se faire prendre à son
propre
piège. J’avais protégé Mireille de ses griffes
assassines et sauvé combien
de gens d’une mort atroce. Ma première mission se soldait
sur une réussite.
Aucun remerciement n’aurait su ce jour là me faire plus
plaisir et mieux
me convenir que le sourire et la joie de Mireille à l’instant
de retrouver
son père. Quant à Jacqueline Mitchels, ou quelque soit
son vrai nom, elle venait
de tenir son dernier rôle.
FIN
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